Aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH) 2026
L’Aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH) est une aide proposée, sous conditions, par certaines caisses de retraite pour financer temporairement des services d’aide à domicile (ménage, toilette, portage de repas, téléassistance, petits aménagements du logement, etc.) lors du retour à la maison après une hospitalisation.
L’objectif est de réduire le risque de ré-hospitalisation ou d’entrée anticipée en établissement, en sécurisant les premières semaines de convalescence à domicile.
1. Qui peut bénéficier de l’ARDH ?
L’ARDH s’adresse principalement aux retraités relevant de régimes qui ont mis en place ce dispositif. Elle intervient lors d’une sortie d’hospitalisation, lorsque le retour à domicile nécessite un soutien renforcé (aide pour la toilette, la préparation des repas, l’entretien du logement, etc.).
En règle générale, il faut :
- être retraité d’un régime qui propose l’ARDH ;
- revenir à domicile après une hospitalisation (et non partir en établissement) ;
- présenter des besoins d’aide temporaire évalués par un professionnel (assistante sociale, évaluateur de la caisse, etc.) ;
- disposer de ressources ne dépassant pas certains plafonds.
2. Quels types d’aides peuvent être financés ?
L’ARDH permet de financer tout ou partie d’un plan d’aide personnalisé comprenant, par exemple :
- des heures d’aide à domicile (ménage, courses, préparation des repas) ;
- un service de portage de repas ;
- un dispositif de téléassistance ;
- certains aménagements simples du logement (barres d’appui, petit matériel) lorsque cela est prévu par la caisse.
Le contenu exact du plan d’aide dépend de l’évaluation réalisée et des règles de la caisse de retraite.
3. Montant, durée et participation financière
L’ARDH est une aide temporaire : elle couvre en général quelques semaines ou quelques mois après la sortie d’hospitalisation (par exemple 3 mois), avec un plafond de financement global.
Le montant pris en charge dépend :
- du coût du plan d’aide retenu ;
- des ressources du foyer (un reste à charge minimal est souvent demandé) ;
- des règles propres à la caisse (taux de prise en charge, plafonds annuels).
Il ne s’agit pas d’une aide reconduite automatiquement d’une année sur l’autre : l’ARDH vise une période de convalescence bien identifiée. D’autres dispositifs comme l’APA ou certaines aides des caisses de retraite peuvent ensuite prendre le relais pour un soutien plus durable.
4. Démarches pour demander l’ARDH
- Parler de la sortie d’hospitalisation avec le service social de l’hôpital ou l’équipe de coordination, afin qu’une évaluation des besoins à domicile soit réalisée.
- Contacter sa caisse de retraite (ou suivre les indications du service social) pour déposer une demande d’ARDH avec les justificatifs nécessaires (compte rendu médical, devis d’aide à domicile, etc.).
- Valider le plan d’aide proposé (nombre d’heures, type de prestations) et choisir les prestataires.
Droits, obligations et contrôles pour l’ARDH
Le bénéficiaire doit respecter le plan d’aide validé : si les prestations ne sont pas réalisées ou si la personne est de nouveau hospitalisée, la caisse doit en être informée. Les factures et justificatifs peuvent être demandés pour vérifier l’utilisation effective de l’aide.
L’ARDH n’est pas un droit « automatique » : la caisse peut refuser ou ajuster le plan d’aide si les conditions ne sont plus remplies ou si d’autres dispositifs (comme l’APA) couvrent déjà une partie importante des besoins.
FAQ : questions fréquentes sur l’ARDH
Pour approfondir le thème du maintien à domicile après 60 ans, consultez également nos pages sur l’APA, l’ASH, le portage de repas ou la téléassistance. Vous trouverez aussi des modèles de courriers dans la rubrique Documents & modèles et des retours d’expérience sur le forum d’entraide.
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